Historique ! En réalisant hier soir face à Atlanta son 182ème triple double en carrière, Russell Westbrook a dépassé le légendaire Oscar Robertson et s’est emparé d’un record longtemps jugé inaccessible.

On l’aime ou on le déteste, il n’y a pas d’entre deux. Russell Westbrook fait parti de ces joueurs qui divisent. Stratosphérique sur le plan purement statistique, le meneur des Wizzards ne fait à contrario pas l’unanimité sur son leadership et sa capacité à faire gagner son équipe. Doté d’un caractère bien trempé, l’ex coéquipier de Kevin Durant au Thunder a cumulé depuis le début de sa carrière les déclarations parfois maladroites, laissant apparaître un certain égo démesuré. Il est comme ça le Russ, à l’image de ses tenues vestimentaires extravagantes, il avance, sur de lui, faisant fi des remarques et autres critiques le concernant.

Russell WestbrookWestbrook est monté sur ressorts

Je ne vais pas vous mentir, je n’ai jamais réellement apprécié Westbrook. Comme bon nombre de ses “haters”, son coté nombriliste et égoïste a tendance à m’exaspérer. Paradoxale me direz vous quand on regarde ses lignes de stats. Pourtant, même si le poste de meneur de jeu n’a cessé d’évoluer au cours des dernières décennies, il m’est toujours difficilement acceptable de voir des joueurs censés organiser le jeu prendre près de 20 tirs par match. Mais force est de reconnaître que le marsupilami de la capitale US est un joueur à part. Finir une saison en triple double de moyenne, l’exploit paraît inimaginable, pourtant cette année, ça sera la quatrième (!) fois que Westbrook terminera à plus de 10 points, 10 rebonds et 10 passes de moyenne. Un exploit tout simplement incroyable. En dépassant Oscar Robertson, spécialiste du genre, il rentre dans les livres d’histoire de la NBA.

Russel WestbrookUn nouveau record à la Bob Beamon

Sport de chiffres et de statistiques, le basket, surtout américain, se souviendra donc des exploits de Westbrook. A défaut de remplir son armoire à trophée collectif, le MVP 2017 pourra se targuer de détenir un record à la Bob Beamon. Insuffisant pour faire l’unanimité autour de sa personne, mais on sait déjà que c’est la dernière de ses préoccupations…