1Jeremy Lin : Si la NBA avait voulu écrire meilleur scénario, elle n’aurait pas pu. Totalement inconnu du milieu de la grosse balle orange, Jeremy Lin est devenu en moins de deux semaines l’attraction numéro 1 de tout un pays. Profitant des faiblesses du poste de meneur des Knicks, l’ex pensionnaire de Harvard va tout casser pour ses débuts en tant que titulaire. Jamais dans l’histoire un joueur n’avait autant marqué lors de ses premiers titularisations. Hissé au rang de star planétaire, la phénomène s’empare du monde entier et dépasse le simple cadre du basket. Un véritable conte de fée comme seul les américains peuvent en sortir. Hélas, une vilaine blessure au genou est venue calmer l’ardeur et fait retomber la “Linsanity”, mais on parle d’un possible retour pour les playoffs, à suivre…

2&3 – LeBron James & Kevin Durant : Depuis le début du championnat, les deux joueurs enchaînent les performances exceptionnelles. Meilleur scoreur de la ligue (28pts de moyenne), Durant ne cesse de progresser. De son coté, après une première saison mitigée sous les couleurs du Heat, LeBron James a bien pris ses marques et est redevenu le formidable joueur on ne peut plus polyvalent qu’on connait. A tel point que le numéro 6 de Miami risque de ravir le titre de MVP à son adversaire et ami annoncé comme favori en début de saison. Première étape avant une possible et probable rencontre en finale ?

4 – Ricky Rubio : On attendait beaucoup des débuts NBA de Ricky Rubio. Le jeune prodige espagnol, légèrement en retrait sur sa dernière saison au Barça, ne partait avec tous les suffrages. Mais très vite, les septiques (dont je faisais partie) se sont tuent, émerveillés par la vista du meneur des Wolves. A tel point que Rubio est devenu le chouchou des fans, des joueurs stars et des médias. Malheureusement, sa formidable ascension se stoppa net avec cette grave blessure au genou survenue au mois de mars. Espérons que celui que l’on compare à Pete Maravich reviendra encore plus fort. En attendant, voici un mix d’une partie de ses highlights

5 – Dwight Howard : Superman n’est pas (plus) invincible. Touché et opéré du dos, Dwight Howard est sur la touche et n’aura sûrement pas l’occasion de refouler les parquets cette saison. Mais si le pivot du Magic a marqué cette année, c’est surtout pour l’histoire de son vrai faux départ d’Orlando. Frôlant le ridicule, Howard a finalement fait machine arrière et signé pour une année de plus. Un fâcheux épisode qui vient s’ajouter à son désamour avec son coach, bref, une saison à vite oubliée pour Superman…

6 – Kobe Bryant : Souvent critiqué, parfois diminué, mais toujours bel et bien présent, voilà à quoi se résume la saison de Kobe. Eternel scoreur dans l’âme, l’ailier des Lakers construit sa légende à la force de son poignet. Il est devenu cette saison le meilleur marqueur de l’histoire du all-star game (271 points en 14 participations) et s’est hissé à la cinquième place des meilleurs marqueurs en saison régulière, dépassant le Shaq. le Black Mamba veille…

7 – Javale McGee : Un bêtisier à lui tout seul, voilà à quoi on pourrait résumer le pauvre Javale McGee. L’ancien intérieur des Wizzards transféré à Denver au “mercato” aura marqué à sa façon (pittoresque) cette saison NBA. Dépourvu de QI basket, le régis de la ligue a cumulé les bourdes et autres “bloopers” qui ont bien fait rire les commentateurs outre atlantique et plus particulièrement le Shaq, qui lui a consacré un top 5 rien que pour lui.

8 – Tony Parker : Voilà maintenant 11 ans (!) que Tony Parker foule les parquets NBA. Déjà trois fois champions, MVP des finales en 2007 et quatre fois all-star, le meneur des Spurs a une carrière déjà bien remplie. Mais cette année, TP réalise sûrement sa meilleure saison. Celle de la maturité comme il est coutume de dire. A la tête d’une formation de San-Antonio, première à l’ouest, Parker espère bien écrire une nouvelle page de l’histoire des Spurs lors de ces playoffs.

9Steve Nash : Privé de playoffs, Steve Nash n’aura pas le bonheur de s’exprimer lors des phases finales. A 38 ans, le canadien a pourtant tout donné encore une fois cette année. Deuxième meilleur passeur de la ligue (10.8pds/matchs), il est même devenu le cinquième meilleur passeur de l’histoire, dépassant le légendaire Oscar Robertson. La question maintenant est de savoir si oui ou non on reverra Nash sous les couleurs des Suns la saison prochaine.

10 – Kevin Garnett : A maintenant 36 ans, Kevin Garnett n’a certes plus ses jambes de 20 ans, mais il continue de s’imposer, compensant avec cette rage qui le caractérise et une activité permanente. Décalé au poste de pivot, le MVP 2004, après un début de saison poussif a retrouvé du peps et présente sa meilleure moyenne de points marqués depuis 4 ans (16pts/match). Il est également entré dans le club très fermé des joueurs au plus de 10.000 rebonds défensifs (avec Karl Malone et Robert Parish), depuis l’année (73) où l’on sépare rebonds défensifs et offensifs.