Hier soir, tout le public de l’AT&T center de San-Antonio a rendu un bien bel hommage à l’un de ses chouchous des années 2000. Honneur suprême pour un joueur NBA, son maillot a été retiré. Ce chanceux héros du jour texan n’est autre que Bruce Bowen. Très loin du showbizz et des paillettes qui symbolisent traditionnellement les stars de la grosse balle orange, Bowen, dont la meilleure moyenne de points s’élève à 8,2 en 2005, est l’incarnation du joueur de l’ombre. Ce spécialiste des missions défensives incarne à la perfection le type de joueur que tout le monde déteste mais que chacun aimerait avoir dans son équipe.

Le défenseur ultime

Mais si les qualités défensives de Bowen ont toujours été reconnues, (il a été nommé trois fois dans le premier cinq défensif de la ligue), son vice et ses coups bas à la limite de la limite ont souvent agacé et irrité ses adversaires directs. Champion toutes catégories des coups de vices, le numéro 12 des Spurs a à son palmarès de nombreux faits d’armes, le plus célèbre étant ce magnifique coup de pied sauté en pleine tête du pauvre Wally Szczerbiak. Mais dans une ligue qui regorge d’arrières scoreurs de très haut niveau, posséder un tel joueur au sein de son effectif est un véritable luxe.

Allez donc demander à Kobe Bryant, Ray Allen et autres Vince Carter ce qu’ils pensent de ce Bruce tout puissant. Beaucoup insisteront sur le coté “Dirty” du joueur mais tous reconnaîtront ses indéniables qualités de sa défense sur l’homme. Un parfait sens du placement, des jambes de feu, des mains rapides, tout l’arsenal du parfait poison pour les scoreurs.

la défense ça finit toujours par payer…

Avec le temps, Bowen avait développé un très correct shoot à trois points. Son pourcentage derrière la ligne (39.3% en carrière) est plus que correct. Pour mémoire, avant de devenir ce défenseur redoutable et redouté, Bowen avait fini meilleur marqueur de notre ProB avec Evreux en 1995.

La cérémonie du retrait de maillot :

Bruce Bowen mix :