Nanterre : la magie verte continue…

Mais jusqu’où ira Nanterre ? Après avoir remporté le titre de champion de France en 2013 (deux ans seulement après son accession en Pro A), la coupe de France l’année suivante puis l’Eurochallenge en 2015, voici que les hommes de Pascal Donnadieu viennent de réaliser un improbable doublé coupe de France – coupe d’Europe en l’espace d’une petite semaine. Un nouvel exploit retentissant pour le club des hauts de seine qui, à force de déjouer les pronostics, commence sérieusement à devenir une référence en marquant de son empreinte l’histoire (oui monsieur) du basket français.

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Heiko Schaffartzik a eu droit à un gros câlin de la part de son coach à la fin du match…

Heureusement qu’il existe encore des équipes comme cette formation banlieusarde pour nous rappeler les valeurs mêmes de notre sport. Partage, collectif, effort, intensité et abnégation. Des qualités qui sont devenus rares ces derniers temps et qui donnent à Nanterre un capital sympathie qui fait du bien. On ne reviendra pas sur l’histoire quasi unique de ce club, coaché par le même entraîneur, Pascal Donnadieu depuis maintenant trente ans (!) qui a pris les reines de l’équipe au plus bas niveau départementale pour la mener aujourd’hui sur le toit de l’Europe. Une longévité et des succès à faire pâlir de jalousie Gregg Popovich…

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Les Chalonnais ont offert une belle résistance à limage de ce joli contre de Brian Conklin

Dans cette finale européenne 100% française, Nanterre et Chalon s’étaient quittés sur un match nul (sic) 58-58 à l’aller. De retour dans leur chaudron vert bouillant, les coéquipiers du capitaine Heiko Schaffartzik attaquent la rencontre pied au plancher. Abusant à bon escient du shoot longue distance, ils comptent onze points d’avance à la mi-temps (56-45). Surement quelque peu fatigués, ils vont commencer à s’essouffler par la suite. Ce qui profite aux Chalonnais qui recollent au score. La parole est dorénavant à la défense, qui prend alors (largement) le pas sur l’attaque.

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Avec 24 points et 10 passes, Chris Warren a été le héros du dernier match décisif

Et dans un dernier quart temps haché, les hommes en verts, soutenus par leur incroyable public vont s’offrir un break décisif avec un trois points signé Chris Warren qui offre sept points d’avance aux locaux à minutes de la fin (82-75). Le peuple vert peut alors laisser éclater sa joie et partager avec ses joueurs ce nouveau trophée devenu une énorme coupe de champagne.

Et maintenant ? Est il possible d’envisager un troisième trophée avec le titre de champion de France en fin de saison ? Actuellement cinquième de Pro A à un seul petit point de la troisième place occupée par la SIG, le rêve fou d’un incroyable triplé reste à la portée de cette formidable formation qui n’en finit plus d’étonner. Mais l’heure n’est pas encore aux spéculations et autres prévisions, comme le dit si bien Pascal Donnadieu : 

 » Il faut prendre le temps de savourer et de profiter de ces moments là… »