MJAvant de débiter les traditionnelles louanges et de rentrer dans les innombrables superlatifs de rigueur, sachez que je n’ai jamais été un fan inconditionnel de Jordan. Bien sur, en tant qu’incontournable amoureux de la grosse balle orange, je ne peux que m’incliner devant le joueur exceptionnel qu’il a été. Mais comprenez moi, j’ai entamé ma passion baigné par le show-time des Lakers et mon idole de toujours : Magic Johnson. A cette époque, vers le début de la fin des années 80, Jordan, dont l’inquantifiable talent était déjà reconnu de tous, n’était guère plus q’un soliste de génie qui prenait les 3/4 des shoots de son équipe (j’exagère à peine…). Et puis le fabuleux scoreur, après plusieurs éliminations répétées en playoffs, a compris que le basket était un sport collectif et que faire confiance, même sur de courtes séquences, à ses coéquipiers, pouvait être (très) utile si l’on voulait gagner un jour… A partir de ce moment là, Jordan et ses Bulls sont devenus quasi invincibles pendant près d’une décennie. Tour à tour, les Pistons, Lakers, Blazers, Knicks, Heat, Pacers, Jazz sont tombés au champ d’honneur. Le tableau de chasse de sa majesté affiche complet. Sa soif de victoire et son insatiable envie de vaincre ont eu raison de chaque adversaire qui s’est dressé devant lui.

Non content de truster les premières places au tableau des meilleurs marqueurs, MJ était également un redoutable défenseur, capable de réduire au silence n’importe quel joueur. Alors bien sur, en ce jour de son cinquantième anniversaire, je ferai l’effort de ne pas me rappeler combien de fois j’ai maudit son génie et son incroyable capacité à prendre et réussir les shoots décisifs. Je vais également bloquer ma mémoire en ce mois de juin 98 et volontairement oublier son deuxième come back chez les Wizards, où « His Airness », porté par son égo surdimensionné, a voulu se prouver qu’à l’aube de ses 40 ans, il restait encore le meilleur. Non, je vais mettre de côté ma rancœur personnelle et m’incliner comme l’ont fait avant moi d’autres rares rageux de mon espèce en célébrant comme il se doit le demi-siècle du meilleur joueur de l’histoire, tout simplement…

MJB

Un des plus beaux mix sur la carrière de MJ :

Le Top 10 de ses plus beaux « mooves » :

Le Top 10 de ses plus beaux dunks :

A voir : L’equipe nous fait revivre ses Unes avec MJ en couverture