Au début des années 80, alors que la NBA vibrait au rythme des duels légendaires qui opposaient les Boston Celtics de Larry Bird aux Lakers de Magic Johnson, du coté du basket universitaire, tous les yeux étaient tournés du coté du Texas. Durant près de quatre ans, la fac de Houston a imposé son style de jeu spectaculaire qui faisait lever les foules. Avec un effectif incroyablement riche, les Cougars vont pratiquer un jeu basé sur le jeu rapide avec des contre-attaques souvent ponctuées de nombreux dunks aussi spectaculaires les uns que les autres. En contraste total avec le style bien posé et robotisé de l’époque, l’équipe de Houston va se voir attribuer le surnom de Phila Slama Jama (en gros « la confrérie des dunkeurs »). Il faut dire que l’effectif des Cougars avait de quoi faire jaser.

Honneur aux légendes, Clyde Drexler et Hakeem Olajuwon formaient déjà un magnifique duo. A coté d’eux, le pistoléro que toute la France du basket connaît très bien, à savoir Michael Young. Avant d’écrire l’une des plus belles pages du CSP Limoges, le double MVP (93-94) de pro A a peaufiné ses gammes de redoutable scoreur dans les rangs de la formation texane. C’est à cette époque qu’il fut surnommé « the silent assassin » (l’assassin silencieux). Les autres joueurs, forcément moins connus aujourd’hui, n’en restaient pas de formidables compétiteurs. Cette bande de voltigeurs, en plus du coté spectacle, était une véritable machine à gagner. Mais malheureusement pour eux, malgré trois participations consécutives au Final Four et deux finales (83 et 84), jamais ils ne parviendront à décrocher le titre suprême. Heureusement, l’avenir leur offrira l’occasion de combler ce manque. Heureux dénouement, c’est avec les Houston Rockets que Drexler et Olajuwon remporteront ensemble un titre NBA (95), quand à Michael Young, il brillera et offrira le titre majeur du vieux continent à Limoges (93).

Aujourd’hui encore, cette confrérie est restée dans les mémoires et les annales de la NCAA. Novatrice dans le jeu, l’équipe de Houston a contribué à sa façon au développement et à l’évolution du basket. Enfin, honneur suprême, Nike a sorti il y a deux ans un modèle rendant hommage à la Phi Slama Jama.

Pour savoir ce que sont devenus les joueurs de la Phi Slama Jama, cliquez ICI (en anglais)

Un mix des dunks de la Phi Slama Jama :