La March Madness est bien souvent le théâtre de belles surprises et d’inoubliables exploits qui ont marqué l’histoire du championnat universitaire américain. Beaucoup de joueurs et d’équipes se sont révélés durant ce mois de pure folie qui enflamme tout un pays et pendant lequel chaque américain supporte la faculté qu’il a fréquenté durant ses (chères) études. La fameuse étiquette du favori n’a que peu ou plus de valeur une fois l’hystérie du début des matchs à élimination directe. Mais il arrive cependant que le poids lourd annoncé se montre à la hauteur des attentes placées en lui et assume jusqu’au bout cet encombrant statut qu’on lui a collé à la peau.

Kentucky 1996

Champions !

Ce fut le cas lors de la saison 1995-1996. Avec un effectif incroyablement riche, et ce à tous les postes, Kentucky a écrasé la saison régulière. Il suffit de jeter un coup d’oeil aux statistiques pour s’apercevoir de la suprématie des Wildcats. Rien que dans leur conférence, leur bilan fut de 16 victoires pour 0 défaite avec une moyenne de 90,1 points inscrits pour seulement 65,9 points encaissés. Soit un écart moyen de 24,2 points par match….

Kentucky 1996

Le roster complet des Wildcats, saison 1995-1996

Le roster était des plus impressionnant. A l’expérience des trois seniors Tony Delk, Mark Pope et Walter McCarty venait s’ajouter le talent des juniors Derek Anderson, Jeff Sheppard et du somophore Antoine Walker ainsi que la hargne des Freshman Ron Mercer, Wayne Turner et Nazr Mohammed. Neuf joueurs qui fouleront tous les parquets NBA, un record. Surnommés les “intouchables”, les hommes du légendaire Rick Pitino avancèrent dans le tournoi avec une insolente aisance. Trop rapides, trop adroits, trop physiques pour leurs adversaires, rien ne pouvait les arrêter. Une fois qualifiés pour le final four, ils rencontrèrent pour la première fois quelques difficultés à se débarrasser de Massachusetts emmenée par leur star Marcus Camby (25 points 8 rebonds et 6 contres en demi-finale).

Kentucky 1996

L’agent 00 a frappé 7 fois fois derrière la ligne en finale…

Mais une fois encore leur profondeur de banc fut la différence (81-75). Ne restait plus qu’à conclure face à Syracuse en finale. Ce qui fut fait sans véritablement trembler (victoire 76-67) avec notamment 7 tirs à trois points du MOP du Final Four Tony Delk.

Aujourd’hui encore, l’épopée de cette formidable équipe est restée gravée dans les mémoires et occupe une place à part dans le livre d’or du championnat universitaire de basket américain. Rarement une formation n’aura présenté autant de talent et dominé de la sorte une saison.

Le résumé de la saison 1995-1996 des Wildcats de Kentucky :